Para publicar no exterior: chamada La Nouvelle Revue du Travail

Posted on 25 de Janeiro de 2012 por

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Para aqueles que estão em busca de uma oportunidade para publicar no exterior, aí vai uma:

Chamada de artigos para La Nouvelle Revue du Travail (NRT) sobre o tema da Financeirização.

A chamada está a seguir (em francês):

De la financiarisation des économies à la rationalisation du travail : quelles médiations par les dispositifs de gestion ?

Appel à articles pour le dossier thématique du numéro 4 de La Nouvelle Revue du Travail

Les transformations que connaissent les sociétés contemporaines sont majoritairement analysées, d’un point de vue critique, selon deux registres.

Un premier registre met l’accent sur la manière dont s’imbriquent et se structurent un monde économique, porté par la finance, et un monde politique, porteur d’une conception de la place et du rôle de l’Etat, au service des marchés. Le regard porté sur ces élites souligne la convergence des décisions structurantes prises au niveau macro-économique (privatisation, flexibilisation du marché du travail, libéralisation des « marchés » financiers, etc.). Cette approche critique est le plus souvent le fait d’économistes, parfois de spécialistes des sciences de gestion, plus rarement des sociologues, qui ne disposent pas toujours des outils conceptuels et méthodologiques en mesure d’investir ce niveau de décision.

Un second registre met plutôt l’accent sur la mise en œuvre d’un type de dispositif de gestion dans le cadre d’une situation spécifique, sectorielle ou d’une entreprise. Ce dispositif est alors appréhendé comme imposé par les contraintes de l’environnement (compétition, législation, endettement, etc.). Les études vont alors s’attacher à décrire comment évoluent les pratiques des salariés et employés, en quoi les rapports de force locaux sont recomposés, quelles tensions apparaissent entre logiques professionnelles et logiques gestionnaires, etc. Ce niveau est plus facilement investi par les sociologues, en particulier du travail ou des organisations, et les sciences de gestion, sans exclure les apports des économistes.

Mais en tout état de cause, c’est surtout l’articulation entre ces deux registres qui se révèle plus délicate à analyser : dans quelle mesure et comment les transformations du niveau politico-économique global s’articulent-elles aux changements mis en évidence au niveau micro-local ? Comment, en somme, se rencontrent le global et le local, la gouvernance économico-politique et la gouvernance d’entreprise ? Et, dans ces articulations, quel rôle spécifique revient au « fait gestionnaire », à ses acteurs, ses dispositifs, ses principes, etc.?

Y aurait-il quelque chose d’automatique et de « nécessaire » dans la genèse du fait gestionnaire ? Dans un contexte globalisé et faiblement régulé, le « cadre d’action » des directions des multinationales, de leurs sous-traitants, des hauts fonctionnaires et des managers des entreprises publiques, se révèlerait-il totalement contraint, déterminé ? Ou, au contraire, les transformations convergentes des cadres d’action macro-économiques ne constitueraient-elles pas une ressource parmi d’autres, accessible à des cercles décisionnaires économiques, politiques et administratifs qui disposeraient de réelles marges de manœuvre en matière d’engagement de réformes, de restructurations, de conception et de mise en œuvre des dispositifs de gestion?

Comment « la création de valeur pour l’actionnaire » est-elle concrètement ancrée dans une série de décisions gestionnaires, de la normalisation comptable internationale aux pratiques d’évaluation individuelle, en passant par les outils informatiques de contrôle-traçage de l’activité ? Comment ces injonctions sont-elles déclinées, transformées, parfois retournées contre leur intention initiale, parfois aussi mises en œuvre avec zèle ? Au moyen de quels dispositifs concrets, conçus et introduits par quelles catégories d’acteurs, passe-t-on d’un discours monolithique à une pluralité de manières concrètes d’obliger les salariés à changer, à « s’adapter »?

Comment l’apparition et le développement de modes managériales récentes, par exemple celles centrées sur un certain usage de l’éthique, s’articulent-elles avec la recherche de valeur pour l’actionnaire et comment leur mise en œuvre affecte-t-elle les pratiques des professionnels ? Peut-on identifier des emboîtements de dispositifs, certains d’entre eux jouant un rôle structurant, leur mise en œuvre conditionnant pour ainsi dire celle des autres ? Comment rendre compte du fait que, malgré des dysfonctionnements importants et des crises récurrentes que la mise en œuvre de ces dispositifs a induits, les mêmes mesures, les mêmes politiques continuent à être prônées comme les solutions incontournables?

La Nouvelle Revue du Travail, pour le dossier de son quatrième numéro, ouvre un appel à articles autour de ces questions, qu’il s’agisse de réflexions théoriques ou de résultats de recherches empiriques. On aura compris que toutes les sciences humaines et sociales s’intéressant à ces questions seront les bienvenues, conformément à la ligne éditoriale de la revue…

Les articles anonymisés et respectant les recommandations aux auteurs sont à adresser à la revue, avant le 2 mai 2012, à l’adresse suivante : nrtravail@gmail.com

Les articles sont soumis à deux évaluateurs extérieurs.

Pour citer cet appel à contribution :

De la financiarisation des économies a la rationalisation du travail : quelles médiations par les dispositifs de gestion ? Appel à articles pour le dossier thématique du numéro 4 de La Nouvelle Revue du Travail, publié le 12 janvier 2012, http://nrt.hypotheses.org/139.

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